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Dernière mise à jour :
mercredi 7 novembre 2007







 

     


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propagande RIAA/IFPI/SNEP
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Industrie du disque
Brèves
Le Canada vole et tue les artistes !!
mercredi 7 novembre

La RIAA va-t-elle "lobbyer" en faveur d’une invasion armée du Canada ?

Une étude de plus sur l’échange de fichiers sur Internet, commissionnée par le gouvernement canadien, qui démontre que les utilisateurs de logiciels peer-to-peer achètent plus de musique que ceux qui n’échangent pas.

Vivement une étude démontrant l’impact sur les ventes de disques du boycott des majors par les internautes !

YAAAARR !!

Steal this Film
mercredi 30 août
Après "Don’t download this song", il s’agit de "Steal this film", documentaire sur le partage de fichiers, sur l’affaire Pirate Bay et le Piratbyran suédois. (disponible à la vente et via BitTorrent).
sur le web : Steal this Film
Hymne à la répression du téléchargement
mercredi 23 août
Une perle de Weird Al Yankovic... A télécharger et écouter sans modération.
Le Parti Pirate crée un service d’internet anonymisé
mardi 15 août

La nouvelle sonne comme une réaction directe à la promulgation du ridicule texte Français sur le droit d’auteur (DADVSI) par lequel les industriels de la culture espèrent imposer leurs modèles économiques obsolètes.

Le Parti Pirate suédois, organisation quelque peu extremiste créée suite à la saisie abusive, sous la pression de la MPAA et du gouvernement américain, des ordinateurs de The Pirate Bay (et de ceux de 200 sociétés qui étaient hébergés dans le même local !), vient de lancer un service commercial qui risque de faire parler de lui.

Baptisé Relakks, ce réseau payant (temporairement inaccessible, victime du succès de son annonce !) est un "Darknet", un réseau permettant de surfer ou d’utiliser le peer-to-peer de façon complètement anonymisée, permettant à ses souscripteurs d’échanger ce que bon leur semble, sans crainte d’être surveillés ou embêtés.

Il était inévitable que de tels services deviennent accesibles au grand public. Il s’agit en somme d’une adaptation naturelle du réseau à la politique rétrograde et répressive des industriels... Le seul problème est qu’il sera désormais impossible d’obtenir des données statistiques sur qui écoute/regarde quoi, qui veut écouter/regarder quoi...

Dommage pour les industriels qui ont raté ici une formidable occasion de se doter avec le p2p d’outils marketing surpuissants... Yay !

BusinessWeek sur la nocivitié des futurs DRM
mercredi 31 mai

Sous l’intitulé "La guerre des DVD contre les consommateurs", BusinessWeek analyse de façon pertinente les futurs DRM que les industriels s’apprêtent à intégrer dans les successeurs du format DVD : Blu-Ray et HD-DVD.

Des scenarii tous plus orwelliens les uns que les autres sont évoqués, dans lesquels par exemple un fabriquant se réserve la possibilité de désactiver à distance des appareils dont le système de DRM aurait été "cracké" ("Maman ? pourquoi le lecteur de DVD ne marche plus ?").

De biens beaux exemples de l’absurdité pour les industriels de tenter de pallier un manque flagrant d’innovation par un techno-protectionnisme coûteux et nuisible pour tout le monde. Pour imposer cela aux consommateurs, il fallait au moins un traité OMPI/DMCA/EUCD/DADVSI !

Qui a dit "Boycott !" ?

sur le web : L’article
La valeur négative des DRM
samedi 8 avril

L’industrie du disque coréenne, représentée par la KMPA (équivalent coréen de la RIAA) vient de signer un accord avec un réseau de peer-to-peer, afin de le transformer en un service payant.

Il est amusant de noter qu’un morceau de musique "normal" coutera 0.72$ (700 KRW), alors qu’un morceau infecté par un DRM coutera 0.51$ (500KRW).

Il s’agit donc de la preuve, fournie par les industriels de la musique eux-mêmes, de la valeur inférieure d’un morceau contraint par ces technologies de restriction de l’usage privé !

Les limitations qu’elles font peser sur les utilisateurs transforment les morceaux en des produits inférieurs... dans le meilleur des cas ! En effet, ils peuvent aussi les transformer en produits dangereux en termes de sécurité informatique, de respect de la vie privée, ou induire des distorsions de concurrence bloquant l’innovation...

Vivement que le marché balaye ces aberrations techniques et économiques !

sur le web : vu sur DRMWatch
EMI vend des CD infectés au Brésil
samedi 25 mars

Après la débâcle de Sony-BMG et des révélations sur son logiciel-espion XCP qui avait fait baisser les ventes de ses disques, c’est au tour d’EMI de distribuer au Brésil des CD dont le comportement, une fois insérés dans un ordinateur, laisse rêveur :

- Un contrat apparait, dans une interface en Flash (impossible de faire de copier/coller du texte) particulièrement illisible, et mal traduit de l’anglais vers le portugais. Il est indiqué que le texte du contrat est disponible en ligne sur le site d’EMI, ce qui est faux.

- Le contrat explique qu’il faut installer un logiciel "pour pouvoir lire le CD" et que des logiciels pourraient restés installés même après une désinstallation (sic).

- si l’utilisateur refuse les conditions du contrat et clique sur "Je refuse", le logiciel s’installe quand même... (re-sic)

Célebrons l’arrivée de ce nouveau DRM espion (qui a lui, au moins la politesse de prévenir avant de s’incruster sur les ordinateurs ! ) Gageons de toute façon que si les consommateurs réagissent et que les ventes de disques d’EMI baissent, la faute sera rejetée sur le "piratage" !

"DVD Jon" Vs. AACS
samedi 14 janvier

Jon Lech Johansen est connu sous le sobriquet de "DVD Jon" depuis qu’il a, à l’âge de 16 ans, cassé CSS, le mécanisme de brouillage du contenu des DVD (Il avait à l’époque réalisé DeCSS afin de pouvoir lire un DVD qu’il avait acheté sous son système GNU/Linux) Le procès que lui a intenté l’industrie du cinéma (il a finalement été acquitté) semble lui avoir donné, en plus d’un solide bagage juridique, une conscience politique et une dent contre les industriels du contenu.

Il vient en effet de déposer le nom de domaine deaacs.com, montrant sa nette volonté de s’attaquer à AACS, le mécanisme de contrôle de l’usage des futurs media en

Il s’explique sur son site : "Quiconque a lu les termes de la licence du CSS sait que l’objectif principal est le contrôle du marché des lecteurs [et non d’empêcher le piratage]. N’adorez-vous pas quand votre lecteur de DVD vous dit "cette opération est interdite" lorsque vous tentez de passer l’intro [et les pubs] ? .../... vivement que des produits protégés par AACS sortent !"

Promesse anti-DRM
lundi 9 janvier

Un site permet d’enregistrer les promesses d’internautes qui s’engagent à ne jamais acheter de CD avec un DRM si 500 personnes dans le monde font la même promesse.

Lancé le 6 janvier, l’objectif des 500 a déjà été atteint, mais rien n’empêche de continuer à signer...

la RIAA force des faux témoignages dans un procès p2p
samedi 31 décembre

Les avocats de la Recording Industry Association of America (RIAA) ne reculent devant rien dans leur lutte du bien contre le "piratage". Une jeune fille de 15 ans vient de témoigner s’être fait intimider et extorquer de faux témoignages "pour leur faire gagner leur affaire" par les avocats de la puissante association représentant les interêts de l’industrie du disque aux USA.

On comprend mieux comment les milliers d’actions intentées par la RIAA contre des internautes ayant échangé sur les réseaux p2p se sont soldées par des arrangements financiers avant même qu’il y ait procès !

Sur le web
Méchants CD

Une (longue !) liste de CD entravés par des dispositifs de contrôle de l’usage privé (DRM).

Valable pour l’Angleterre, mais il y a sûrement de nombreux points communs avec le marché Français.

Musique en ligne : quelle répartition ?
Gros gâteau et petites miettes.
dimanche 15 janvier 2006
par jz
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Les hypermarchés de la vente de musique en ligne ont depuis leur origine fixé le prix de vente d’un morceau de musique à 0,99€ (0,99$ aux Etats-Unis). Quelle est, sur ce prix proche de celui du CD, la part de rémunération des créateurs ?

A l’ère des technologies de l’information et des nouveaux usages culturels qu’elles engendrent, tout le monde s’accorde sur la nécessité impérative de rémunérer équitablement les artistes (auteurs, compositeurs, interprètes). Examinons de plus près ce qu’il en est du côté des industriels du disque.

A la page 30 du N°17 du magazine "Challenges" daté du 5 janvier 2006, sous un article défavorable à la "License Globale", se trouve un graphique plutôt intéressant, dont les chiffres ont été repris ci-dessous. (la présentation a été refaite)

(PNG)
Répartition des 99 centimes d’un morceau de musique vendu en ligne.
(PNG)
(source : "Challenges" - 05/01/2006 p.30)

Analysons les chiffres de la répartition de ces 99 centimes :

(PNG)
La part du lion : 61 centimes

La part qui revient aux producteurs/grossistes saute aux yeux. Elle semble supérieure à celle obtenue sur les ventes de CD (entre 52 et 55% à vérifier [1]).

Il s’agit ici de près des deux tiers du prix de la vente, mais nous verrons par la suite que si le producteur est également éditeur et distributeur en ligne (par l’intermédiaire de son site marchand), ces revenus peuvent encore augmenter.

(PNG)
Les frais divers : 3 centimes

Une fois la TVA acquittée (en gris foncé, 19 centimes), 1 centime est nécessaire pour payer la liaison à Internet (couleur saumon), 1 centime pour couvrir les frais bancaires (en jaune) et 1 centime pour les frais de licence du logiciel de restriction de l’usage privé ("DRM" en vert).

(PNG)
La distribution : 6 centimes

Le détaillant de la chaîne de distribution doit investir dans les disques durs sur lesquels sont stockés les morceaux de musique numérisés, les baies de serveurs, la numérisation des œuvres, la création et l’entretien d’un site de vente du catalogue . L’infrastructure de ces hypermarchés de la musique formatée, appelés, on ne s’en lasse pas, ""plateformes légales"" par les cyniques industriels.

Il convient de remarquer ici que dans le cadre d’échanges privés réalisés entre internautes, de telles ressources sont fournies et partagées par tous, chacun mettant à disposition des autres :
- une partie de l’espace de stockage de ses disques durs,
- une partie de la bande-passante [2] de sa connection à Internet,
- une partie de sa force de travail pour numériser les œuvres à partir de supports obsolètes (ripping)
- une part non-négligeable de son "temps de cerveau disponible" pour apporter du contenu et du sens au réseau : blogs, commentaires, selection, tagging, [3], etc.

Dans le cadre d’échanges privés de musique, l’acquisition d’ordinateurs et de matériel informatique, la maintenance, l’abonnement à internet, le travail collectif, etc. qui sont à la charge des internautes correspondent donc ici à sept [4] centimes. (Ceci n’avait pour seul but que de répondre au mythe de la "musique gratuite".)

(PNG)
"Il faut financer la création !" : 3 centimes

La portion rouge vif séparée du graphique est celle destinée aux artistes. Auteurs, compositeurs, interprètes se partageront entre eux ces miettes [5] généreusement mises à leur disposition.

Si au moins ces trois centimes étaient réellement reversés aux artistes... Il semble hélas en pratique que les majors leur font renoncer à leurs droits lorsque leurs œuvres sont vendues sur Internet, à l’occasion de la renégociation de leurs contrats, celle-ci découlant d’une obligation légale [6] imposée par notre droit d’auteur. Notons que l’objectif de cette renégociation est que les contrats ne puissent pas être trop défavorables à l’artiste, comme c’est le cas dans le système du Copyright...

(PNG)
La SACEM : 7 centimes

Heureusement, la SACEM est là ! Après tout, ses sociétaires sont les auteurs et les compositeurs. Une partie des 7 centimes qu’elle obtient par l’intermédiaire de la SDRM devrait revenir à la création.

Il est nécessaire ici de faire des contorsions pour avoir une petite idée de ce qui revient réellement aux artistes sur ces 7 centimes :
- selon le rapport de la Cour des Comptes de 2004, sur 100€ versés à la SACEM, 79 sont reversés aux sociétaires. [7], soit 79%.
- La loi impose que la SACEM répartisse ces 79% de la façon suivante : 25% aux auteurs, 25% aux compositeurs, 50% aux éditeurs. Or la plupart du temps les éditeurs sont des filiales des majors, ce qui ajoute une source supplémentaire de revenus pour les producteurs de l’ordre de 2,76 centimes (50% de 79% de 7 centimes) récupérés via la gestion collective.

=> Ce serait donc 2,76 centimes qui seraient répartis à égalité entre les auteurs (1.38 centime), et les compositeurs (1.38 centime).

conclusions

- Lorsqu’une major de la production éditant elle-même les œuvres de ses artistes vend un album de 15 pistes par sa propre plateforme, elle touche plus de 10€.

- Si les internautes pouvaient payer directement 7 centimes aux artistes à l’origine d’un morceau (auteurs, compositeurs, interprètes), ceux-ci seraient nettement mieux rétribués que lorsqu’ils sont distribués par les majors. Ils percevraient ainsi 1.05€ pour un album de 15 pistes, soit à peine plus que le prix actuel d’un morceau.

Les artistes ont donc semble-t-il tout interêt à s’émanciper des industriels du disque pour s’orienter vers l’auto-production (ou la mutualisation de ressources d’auto-production) et être distribués par d’autres biais que les canaux traditionnels. Ainsi si les coûts de distribution et une partie de la promotion sont pris en charge par les internautes, il suffirait de payer 1€ par album, directement aux artistes, pour mieux les rémunérer qu’ils ne le sont par l’intermédiaire des majors.

- Il serait temps de dissiper cet amalgame entretenu par les industriels entre leur propre interêt et celui "des artistes", ou "de la création". La part des artistes est celle sur laquelle ils peuvent le plus facilement rogner pour gonfler leurs marges, et il semblerait qu’ils ne s’en privent pas.

- Le prix de la licence des DRM, reversé aux entreprises éditrices de ces logiciels de contrôle [8] qui considèrent le public comme des ennemis (présumés coupables de contrefaçon), représente 33% des revenus des artistes.

[1] Si quelqu’un a de meilleurs chiffres que ceux du SNEP ou du CSPLA, je suis preneur

[2] La bande-passante est en quelque sorte le diamètre du tuyau qui relie à Internet.

[3] insérer votre buzzword web2.0 ici..

[4] 6 centimes (plateforme) + 1 centime (telecom) = 7

[5] 1/33ème, un trente-troisième...

[6] Art L.131-3 du Code de la Propriété Intellectuelle : "La transmission des droits de l’auteur est subordonnée à la condition que chacun des droits cédés fasse l’objet d’une mention distincte dans l’acte de cession et que le domaine d’exploitation des droits cédés soit délimité quant à son étendue et à sa destination, quant au lieu et quant à la durée."

[7] une fois les modestes frais de gestion prélevés. Hhhum.

[8] déja fortement concentrées et extra-européennes


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Répartition des 99 centimes d’un morceau de musique vendu en ligne.
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Répartition des 99 centimes d’un morceau de musique vendu en ligne.
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Forum associé à l'article :
Musique en ligne : quelle répartition ?
Le mardi 07/03 - 13:36
par nibor

bon article, mais : quid de la location des studios d’enregistrement ? de la pub et organisation de tournée pour faire connaître l’artiste et les chansons ?

en gros, mieux répartir oui, mais nous avons encore besoin de producteur et editeur...



http://

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    Musique en ligne : quelle répartition ?
    Le vendredi 10/03 - 14:29
    par jz

    Excusez la lenteur de ma réponse, mais l’actualité parlementaire m’a rendu très occupé ces derniers jours.

    quid de la location des studios d’enregistrement ?

    Le coût d’un studio a drastiquement baissé au cours de ces dernières années. De plusieurs millions de Francs (on parlait encore en Francs à l’époque ;), il suffit aujourd’hui de quelques milliers pour obtenir un "home studio" décent. Une carte-son multi-pistes professionnelle coûte dans les 1000 Euros... Ajoutez le prix de quelques très bons micros, quelques plaques de trucs pour faire l’isolation phonique de votre cave...

    Ajoutez à cela le prix de quelques logiciels commerciaux ultra-efficaces (sans parler des pro logic/cubase/nuendo, il y des outils simples et abordables qui ont l’air relativement efficaces), ou des logiciels libres comme Ardour http://ardour.org/ , Jackd http://jackit.sf.net , Jamin http://www.linuxmao.org/tikiwiki/tiki-index.php ?page=Jamin , etc.

    Il est désormais possible d’enregistrer un album à moindre coût, avec la majorité du coût attribuée à du _service_, le service d’un ingé-son talentueux qui saurait utiliser tout ce bazar. Il y aura heureusement toujours besoin de techniciens compétentes, et heureusement, et plus les outils de "studio" seront abordables, plus une part importante du budget "enregistrement" pourrait leur être attribuée, afin qu’il fasse à l’aide de matière grise ce qui se faisait auparavant à l’aide de matériel coûteux.

    ( Il restera forcément encore des contraintes lourdes pour l’enregistrement de grandes formations acoustiques (orchestres), mais il me semble que bon nombre de subventions sont attribuées aux musiques dites "classiques". )

    de la pub et organisation de tournée pour faire connaître l’artiste et les chansons ?

    C’est justement là qu’Internet offre des outils d’une efficacité jusqu’alors inégalée, et pour un coût quasi-nul. des plateformes comme myspace ou autres réseaux sociaux permettent aux utilisateurs d’assurer eux-même la promotion des artistes qu’ils aiment.

    C’est là une des grandes révolutions des technologies numériques et d’internet : chacun peut se trouver aussi bien émetteur que récepteur, et lorsque l’on apprécie quelqu’un, et/ou qu’il fait quelque chose de bien pour nous (nous donner de la musique, plutôt que nous traiter de voleur et nous faire la guerre par exemple), on est tout à fait disposé à l’aider en retour en postant un commentaire ici ou là, en écrivant une chronique sur un blog, en prévenant ses amis de ses dates de concerts, etc...

    Avez-vous déja vu de la publicité quelque part pour Google ? Il est devenu en deux ans le site le plus utilisé de la planète uniquement grâce au bouche-à-oreille des internautes. Je suis pour ma part convaincu que ce bouche-à-oreille est bien plus puissant que tous ce que les génies du marketing ont pu inventer d’ici-là, ou en tout cas beaucoup plus rentable en terme de rendement. (Notez bien que je ne parle pas ici de télé.)

    Pour l’organisation des tournées il suffit d’une personne qui ferait cela pendant quelques heures par semaines, et là encore les dépenses sont attribuées à des services effectués par des humains, et non à des industriels. il est parfaitement concevable de faire appel à un "artisan-tourneur", payé quelques heures par semaines au pourcentage des entrées des concerts, par exemple.

    Pour conclure : je pense qu’il y aura de moins en moins besoin des producteurs et des éditeurs, dans la configuration actuelle de leur rôle d’intermédiaire. Ils en sont très probablement conscients et cela doit être une des raisons qui les poussent à distiller de tels mensonges dignes de la propagande la plus aveugle ("copier c’est voler", "gnagna les baguettes de pain", "on va mal à cause du p2p", etc.) et à faire la guerre à leur public (ce qui est à mon avis contre-productif et risque de se retrouver être un facteur accélérateur de leur déclin programmé...)

    Bonne chance à tous les musiciens de bonne volonté souhaitant s’émanciper de leurs intermédiaires !



    http://pasunblog.org

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Musique en ligne : quelle répartition ?
Le samedi 25/02 - 17:15

raté la TVA c’est entre 16 et 17% du prix total

100+19,6=119,6 19,6/119,6*100=16,387959866

Allez on dit 16,4% du total :)



http://

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Musique en ligne : quelle répartition ?
Le dimanche 15/01 - 22:45
par Laurent Petitgirard

Cher Monsieur,

Je ne peux pas vous laisser dire : Ce serait donc 2,76 centimes qui seraient répartis à égalité entre les auteurs (1.38 centime), et les compositeurs (1.38 centime). Il convient de noter que ces sommes sont réparties par les mécanismes traditionnels de la SACEM, c’est à dire qu’elles reviennent principalement aux artistes "les plus écoutés", et que la vaste majorité des artistes "moins écoutés" ne touchent rien.

L’intérêt précisémment du droit exclusif c’est que les sommes que vous décrivez sont réparties au téléchargement près à leurs auteurs. Si un auteur n’a été téléchargé en tout et pour tout que trois fois, il touchera les 4 ou 5 centimes d’euros, idem pour les sonneries téléphoniques. Le mécanisme traditionnel de la Sacem, c’est précisémment le droit exclusif qui fait qu’en 2005, 42.000 sociétaires ont reçu des droits. C’est par contre dans le cadre de la copie privée que la Sacem doit procéder par sondage et c’est là que ce système profite aux créateurs les plus diffusés. C’est pour cela notamment que nous récusons cette Licence Globale.

Alors nous pouvons ne pas être d’accord, mais ne caricaturez pas la répartition Sacem. Si précisémment les frais de gestion sont important, c’est parceque nous répartissons à plus de 80% au programme identifié. Si demain nous adoptions le système anglosaxon, le sondage interviendrait à plus de 50% et les frais bien sûr baisseraient. C’est toute la problématique du Conseil d’Administration que j’ai présidé pendant deux années : Jusqu’où, pour être équitable, doit on aller en terme de frais de gestion ? Plus vous voulez être précis, plus cela coûte cher ; nous avons choisi de maintenir un effort pour répartir le plus largement possible.

Comme par hasard, toutes les sociétés d’auteurs qui répartissent majoritairement au sondage sont dominées, dans leurs conseils d’administration, par les Majors. Et bien à la Sacem, sur 19 administrateurs, il y a 13 créateurs et 6 éditeurs. Et parmi ces 6 éditeurs, seuls deux peuvent être membres d’une multinationale et encore, il faut qu’ils soient élus. Cette année, il n’y en a qu’un car l’autre candidat lié à une Major a été battu par un petit éditeur de Jazz indépendant.

J’espère que ces précisions vous seront utiles car j’en ai plus que marre du mythe de la sacem au service des gros toucheurs. La sacem, est le reflet de la diffusion et c’est là que se trouve le vrai matraquage et les vraies inégalités. Nous essayons d’adoucir les effets de cette cruauté médiatique par l’action culturelle et des systèmes de soutien aux musiques les plus difficiles et les moins exposées, mais nous n’avons pas le droit de ne pas répartir en fonction de l’utilisation réelle de la musique, y compris dans ses excès les plus stupides, sous peine de faire exploser tout le système du droit d’auteur.

Cordialement.

Laurent Petitgirard, Compositeur



http://

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    Musique en ligne : quelle répartition ?
    Le lundi 16/01 - 11:16
    par jz

    Merci pour ces précisions, j’ai supprimé la phrase concernée. J’avais en effet confondu le régime du "programme identifié" avec celui de la rémunération pour copie privée. Vous avouerez que vu de l’extérieur tout ceci peut paraître quelque peu complexe...

    Pouvez-vous me dire si les choses ont évolué par rapport à cette époque où les plateformes de vente de musique en ligne refusaient de verser quoi que ce soit à la SACEM ? Il serait interessant de savoir si en pratique ces 7 centimes sont reversés ou non...

    Sur la question des sondages, et en particulier des sondages sur Internet, il m’est avis que l’on pourrait en mettre en place qui seraient d’une extrême précision, pour un coût dérisoire, (en panachant un système de type "audimat" et un système de type "sondage des sources") mais c’est un autre débat...



    http://

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      Musique en ligne : quelle répartition ?
      Le lundi 16/01 - 19:22
      par Laurent Petitgirard

      Les sites qui refusaient de payer ont été assignés et, pour autant que mes souvenirs soient précis, tous étaient rentrés dans le rang lorsque j’ai quitté mes fonctions de président du CA Sacem en juin dernier. Les répartitions Sacem incluent les droits acquittés par les plates formes légales et j’espère qu’ils continueront leur progression.

      En ce qui concerne les sondages, savez vous que 20.000 CD produits en France l’année dernière ont été pressés à moins de 1.000 exemplaires (certains étaient promotionnels, mais pas la majorité) et au moins 10.000 CD entre 1.000 et 10.000 exemplaires (pas forcémment tous vendus). La moyenne de vente des producteurs indépendants (surtout si on enlève les 2 ou trois gros du type Naïve) est nettement inférieure à 10.000 CD, plutôt du côté des 5.000. Où seront-ils dans les milliards de téléchargements recensés dans le cadre d’une licence globale ? Invisibles, irrépartissables. Ils auront beaucoup plus detéléchargements, me direz-vous... Encore faudrait-il qu’ils soient remarqués dans cette jungle. Sur Internet, on télécharge avant tout ce qu’on a entendu promotionné dans le monde médiatique et dans la presse... Le virtuel a ses limites !

      Cordialement.

      LP



      http://

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        Musique en ligne : quelle répartition ?
        Le lundi 16/01 - 19:50
        par jz

        Merci pour ces éclaircissements.

        Je suis conscient de l’extrême diversité de notre paysage culturel, que je chéris et souhaite à tout prix préserver. Il me semble que lorsque les CD sont pressés il y a un paiment de droits SDRM, ce qui permet un référencement des œuvres ? Cela pourrait servir (si ça n’est pas le cas) à la constitution d’une base de données de "dépot légal" qui pourrait recenser les œuvres produites, et pourrait être la base de sondages.

        Sur Internet, on télécharge avant tout ce qu’on a entendu promotionné dans le monde médiatique et dans la presse...

        Il y a peut-être un majorité qui continuera de rester dans les schemas traditionnels du marketing assourdissant, mais il y a par ailleurs de plus en plus d’internautes qui découvrent la réelle richesse de la culture, des cultures... et une fois la barrière franchie, on ne revient pas de l’autre côté. J’ose espérer que la part de ce public curieux, ouvert et avide d’exploration en dehors des sentiers battus ne cessera de croître.

        On est à mon humble avis aux prémices de "l’écosystème" internet dans lequel la promotion est assurée par le public lui-même, en dépit du marketing (avez-vous déja vu une seule publicité pour Google, qui est devenu en moins de deux ans après sa création le site le plus consulté au monde ?)

        De plus en plus d’artistes émergeront exclusivement grâce à la "promo" internet, à "l’effet réseau" que connaissent bien les économistes et qui prend ici tout son sens. J’espère sincèrement que l’on permettra à terme à ces artistes de bénéficier également des mécanismes mutualistes...



        http://

        Répondre à ce message

        Musique en ligne : quelle répartition ?
        Le jeudi 19/01 - 15:59
        par Olivier Percebois-Garve

        "Sur Internet, on télécharge avant tout ce qu’on a entendu promotionné dans le monde médiatique et dans la presse... Le virtuel a ses limites !"

        Mmmh, en fait, non. Connaissez vou le "Long Tail" ?

        http://www.loiclemeur.com/france/2004/10/lavenir_de_la_m.html

        Internet n’est pas un mass média, ce n’est pas un média de "push", c’est du "pull". Cette logique de l’accès rompt avec la logique des médias depuis Gutemberg. Internet est très loin d’avoir atteint ses limites, tandis que les "vieux" mass médias l’ont fait.

        Lorsque l’on lit les données sur le téléchargement, il ne faut pas le faire de la même manière que des données de médiamétrie. C’est pas parce qu’on a téléchargé le dernier Britney Spears que c’est ce qui prédomine dans ce que l’on écoute. Il y a même beaucoup de choses téléchargés qui ne sont jamais écoutée, puisque maintenant en haut débit, on télécharge nettement plus vite que l’on peut écouter.

        Cordialement

        Olivier Percebois-Garve



        http://

        Répondre à ce message

        Musique en ligne : quelle répartition ?
        Le samedi 21/01 - 01:45
        par Jérôme Schlumberger

        Je me permets juste une remarque :

        Où seront-ils dans les milliards de téléchargements recensés dans le cadre d’une licence globale ? Invisibles, irrépartissables.

        J’ai la très nette impression qu’il y a confusion entre les sondages que vous utilisez pour partie actuellement et le recensement fait sur Internet : Contrairement à la memoire des gens, la memoire informatique n’est pas selective. Le fait que les gens telechargent des milliards fois les "oeuvres" promotionnées n’est absolument pas un probleme.

        Le fait qu’un artistes puisse toucher un milliard de fois plus qu’un autre est plus que suffisant pour les starts les plus megalos et inadmissible pour ceux qui sont peu téléchargés. Mais c’est justement à l’état (à travers le systeme qui vous plaira) de placer la barre entre la part qui sera dédiée aux aides à la création, reversée indirectement aux créateurs, et la part qui leur sera directement reversée.

        Cordialement,

        Schlum



        http://

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        Musique en ligne : quelle répartition ?
        Le mercredi 25/01 - 03:00
        par passant

        Mr Petitgirard
        Je viens de découvrir et lire vos posts.

        Vous dites : "Encore faudrait-il qu’ils soient remarqués dans cette jungle. "

        Vous ne manquez pas d’aplomb !
        Disons simplement que vous êtes simplement incapable de vous repérer dans cette ’jungle’. Tout le monde n’est pas comme vous, acceptez le.
        Mais merci tout de même pour votre mansuétude.

        Vous a t’il seulement effleuré que de plus en plus de ’gens’ se moque éperduement des têtes de gondole Fnac ou Virgin. Etes vous aveuglés au point de ne pas le discerner ? Mais rassurez vous, il y aura toujours une niche et un public pour ça.

        Vous savez, l’époque de l’ORTF est révolue : les datas, les avis, le bouche à oreille circulent, pour la plupart à votre insu. Vous ne maitrisez plus rien.
        En un sens, cela vous rend service, et vous pouvez dire merci à l’internet.
        A moins que votre misanthropisme ne l’emporte, ce que je ne crois pas.
        L’internet, c’est vous, c’est moi, c’est mon voisin d’ici ou d’ailleurs.
        Etre l’ennemi de l’internet c’est être l’ennemi du monde.

        C’est la vieille vision que vous n’arrivez pas à décrocher : celle ou la promotion est assurée unilatéralement par les agences, bien assurée gentiment par les relais qui avaient le monopole il y a encore peu de temps. Encore une fois rassurez vous, il y aura toujours une petite niche pour eux. La difficulté de faire le deuil d’un certain pouvoir est réelle et je compatis.

        Mais pourquoi vous rendre solidaire d’un système qui s’effrite ?
        Je n’arrive pas à comprendre. Est ce une simple habitude des schémas anciens ?

        Ce phénomène .net va s’amplifier, et s’amplifier encore.
        L’effet de classe d’âge va balayer vos habitudes.

        D’abruti béat devant une télévision mono.canal, une presse officielle convenue qu’on nous distille, l’internet permet de passer à une interaction, une possibilité d’exercer ce qu’on appelle la ’curiosité’.
        Vous savez, c’est ce truc qui excite l’imaginaire .. dont personne ne peut prétendre tirer les ficelles.
        Mais dont beaucoup aimeraient être le marionnetiste.

        La curiosité naturelle de l’être humain est la meilleure ’promotion’ qui soit. Elle est moins injuste collectivement que le choix exhaustif par un staff autoproclamé des talents qui vont bénéficier de leur largesse afin de nous ’divertir’.

        Combien de talent inconnu par malchance, par coup du sort, par mésalliance ? Le net leur donne une chance qu’il n’auront jamais avec les canaux historique que vous défendez.

        Vous allez me trouver bien sévère.
        Je crois plutôt que je vous rend service.

        Ceci pour vous montrer l’effet que fait la condescendance des discours SACEM qui parle de ’soviétisation’ sur un de ses édito.

        Je cite ce médiocre édito, d’un autre âge, qui va pourtant faire date :
        " .. Jusqu’à hier, fière d’être le pays qui inventa le droit d’auteur, la France pourrait devenir demain la seule nation au monde qui "brade" et "soviétise" la création. " (Au cas ou cet édito disparaitrait .."
        La SACEM condescendante

        Changez donc ce ton
        Je vous rappelle que vous parlez à des ’gens’
        Je vous salue quand même.

        Passant



        http://

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          Musique en ligne : quelle répartition ?
          Le mercredi 25/01 - 03:41
          par passant

          Et afin que vous ne tiriez pas de conclusions hâtives

          Je ne défend en aucune façon un système soviétique.
          Je me demande simplement pourquoi vous vous affichez comme tribune politique ?
          Le bon vieux temps sans doute, les tribun, etc ..

          Ce n’est pas votre rôle tout simplement.
          Vous vous discréditez tous seul.

          J’ai demandé à mes 2 ’grands’ ado (17 et 19) ce qu’ils pensaient de votre tribune.
          Eh bien ils m’ont répondu que votre discours trahit vos opinions politiques, bien entendu, et donc votre partialité.
          Manifestement à droite. Mais là n’est pas la question.
          C’est sans doute l’effet recherché.

          L’ironie est que par ces simples vous vous coupez d’une bonne partie de l’électorat de gauche. Mais vous l’avez cherché.
          Je suppose que vous leur accordez tout de même le droit à la musique à cette partie de france.
          Ou est ce contraire à vos convictions ?

          Il va sans dire que mes grands ado, qui sont votre avenir, ne vont pas contribuer à construire ’votre’ avenir dont les choix musicaux sont entachés d’académisme politique.
          C’est parfaitement révélateur de la façon dont vous fonctionnez.

          Il va sans dire que votre fameux ’edito’ va faire le tour des blogs ado dont vous ne soupçonnez même pas l’existence, ... c’est la jungle, vous savez la jungle.

          Vous êtes pittoresque finalement.



          http://

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    Musique en ligne : quelle répartition ?
    Le jeudi 26/01 - 16:02
    par jmdesp

    Le mécanisme traditionnel de la Sacem, c’est précisémment le droit exclusif qui fait qu’en 2005, 42.000 sociétaires ont reçu des droits. C’est par contre dans le cadre de la copie privée que la Sacem doit procéder par sondage et c’est là que ce système profite aux créateurs les plus diffusés. C’est pour cela notamment que nous récusons cette Licence Globale.

    Merci pour cette intervention qui fait contre-poids à la vision caricaturale qu’on peut avoir de la position de la SACEM.

    Cependant il semble que votre position laisse passer une chose : le système actuel ne marche malgrés tout pas très bien. Les 42000 auteurs divers ne touchent finalement que des clopinettes sur l’argent généré par le secteur, et j’ai vu plusieurs fois des petits auteurs intervenir sur des sites pour dire qu’il préférerait vu le peut que cela rapporte laisser tomber et diffuser en direct sur internet, ce que leur contrat SACEM ne les laisse pas faire d’ailleurs.

    Un très faible pourcentage des recettes du système actuel arrive aux artistes, le système de licence global a l’avantage de donner des moyens pour corriger cela, ce qui est un pré-requis ; répartir très équitablement une somme dérisoire n’a pas autant de sens que vous le faite paraître.

    Et dans la licence globale il reste possible malgrè tout de chercher des solutions pour répartir suivant l’utilisation réelle de la musique ; tous les sites importants de mise à disposition de musique pourrait facilement participer à un programme de statistiques SACEM alimentant cette répartition. Il ne resterait de non mesurable que les échanges beaucoup plus artisanals qui de toute façon existeront tout autant (même en étant pirates) et seront non comptabilisé dans le système actuel ou ses évolutions prévues.



    http://

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      Musique en ligne : quelle répartition ?
      Le vendredi 27/01 - 22:50
      par Passant

      Je crois que Licence globale ET les DRM font fausse route
      Pour moi l’avenir est bel et bien dans le P2P sans DRM

      C’est ce que défend, Bram Cohen, créateur de BitTorrent qui négocie avec les industriels.
      Un peu contre toute attente.
      Bram Cohen, BitTorrent et tracking sans DRM

      Cette solution me satisfait car elle permet un tracking de flux et donc une rémunération au plus juste des auteurs sans usage des DRM.
      Les DRM ne sont que des moyens détournés pour construire un monde sécuritaire, bridé et ralenti.
      Cette vision est incompatible avec la libre circulation des idées, le brainstorming permanent et l’imaginaire. Elle permet potentiellement tous les excès. Demain et après demain sont d’autre jours et les systèmes politiques peuvent changer.

      Thomas Jefferson ne disait il pas dans son discours inaugural à l’indépendance des Etats Unis d’Amérique : " Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre."
      Quel chemin parcouru .. quelle trahison surtout avec les DRM pour tous et pour tout le monde.

      Sur le même thème, on peut lire aussi Robert Roback, Co-responsable de Yahoo ! Music, pour lequel le frein du développement de la musique en ligne, est le manque d’interopérabilité ET les DRM. Le marché serait plus sain et robuste si les labels les abandonnaient.

      On ne peux pas mieux dire.



      http://

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        Musique en ligne : quelle répartition ?
        Le samedi 28/01 - 01:48
        par Passant

        Encore une petite chose Mr Petitgirard

        Vous avez sans doute entendue l’idée reçue, qui consiste à dire ’de toute façon, si un talent existe, il va forcément percer’.
        ’Comprenez vous cher ami, nous connaissons notre métier et vous n’y connaissez rien, alors taisez vous’. La condamnation est en général péremptoire et sans appel.
        Le tout est entouré d’une espèce de connivence entendue.
        N’est pas ce que disent les promoteurs et même certains artistes ?

        Quelle arrogance une fois de plus.
        Lourde erreur que de croire que lorsqu’on ’sort’ un talent en promo, on a fait le tour de la question.
        Les couts de promotions sont tels que même les grosses taules (bien nommées, .. un track non édité reste en taule) ne peuvent sans doute pas se permettre de tous les lancer.

        Lâchez prise et vos peurs irrationnnelles tomberons
        Personne ne va vous manger et vous ne finirez pas ruiné par la faute du diable P2P
        Alors faites donc confiance, aux ’gens’. Vous savez ces ’gens’ qui vous font vivre. Eux feront la promotion, et à l’oeil .. Les Bigfours ne sont pas l’ami de tous les artistes, ce sont peut être les vôtres par habitude, par contrat, par réussite ou satisfaction personnelle de leur service. Et alors ?

        En passant, de grâce, ne taxez pas les paroles de chansons, vous marchez sur la tête. Débrouillez pour redistribuer autrement, c’est votre soupe interne. Sans quoi tous ces ’gens’ qui chantent les chansons pourraient bien demander à être rétribué pour les chanter ces chansons ; ce qui serait juste sur le plan de l’échange commercial.

        " J’espère que la future industrie de la musique sera tout sauf un broyeur de talents ! "
        Joli cri du coeur de Sylvie Krstulovic qui relate l’exemple de Christophe Maé parmi tant d’autre.



        http://

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          Musique en ligne : quelle répartition ?
          Le mercredi 15/02 - 18:14
          par tubefreak

          Cher Passant,

          Pourquoi ce ton dans vos réponses à Laurent Petitgirard ? Comme beaucoup, je pense que vous vous trompez de cible. La Sacem et les majors, ça fait deux. Vos posts seraient justifiés s’il s’adressaient à Pascal Nègre. La Sacem défend les droits des créateurs et les fait vivre. Depuis Internet, elle en prend plein la gueule car beaucoup de (jeunes) cerveaux mélangent tout, et c’est bien dommage. Puisque vous êtes si moderne proposez donc un système de répartition aussi précis et équitable que celui de notre vieille Sacem.

          Sylvain Lux



          http://

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            Musique en ligne : quelle répartition ?
            Le mercredi 15/02 - 19:28
            par Bobby

            il ne faut pas exagérer non plus ! qui est le "E" de SACEM ? Ce sont les Editeurs ! Et qui sont ces éditeurs ? à 90%, ce sont des filiales des majors, et ils récupèrent 50% des répartitions de la SACEM ! donc autant que les auteurs et compositeurs réunis ! Les "big fours" doivent être les plus gros toucheurs de la SACEM, avant-même les artistes !!

            pour le "précis et équitable", je vous invite à lire cet éclairant ouvrage "Main Basse sur la Musique - enquête sur la SACEM"... peut-être qu’il vous fera réviser votre jugement sur la "noblesse" de cette institution ?



            http://

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              Musique en ligne : quelle répartition ?
              Le mercredi 15/02 - 22:02
              par Petitgirard

              Les éditeurs ne récupèrent pas 50% de la répartition sacem pour de nombreuses raisons : 1/ L’éditeur n’a que 33% des droits d’exécution publique (DEP), et 50% sur les droits mécaniques (DRM) et le DEP représente plus que le DRM.

              2/ 70% des œuvres sont inédites, même si les inédites font peu de droits, c’est autant qui ne va pas chez les éditeurs

              3/ De très nombreux compositeurs, pour des raisons techniques de coproduction, ont leur propre maison d’édition, notamment dans la musique de film.

              La vérité est très nettement sous les 40%

              Les Majors sont évidemment les plus gros toucheurs, comment voulez vous qu’un artiste seul rivalise avec des sociétés qui représentent à quatre plus de 80% des œuvres éditées dans le monde !

              Mais ce qui est important, c’est que sur 19 membres du CA Sacem, il n’y a que 6 éditeurs dont 2 au maximum liés à des Majors (Un seul cette année, l’autre a été battu par un petit éditeur de jazz)

              "Main Basse sur la Musique" mélange avec plaisir les chiffres et les concepts.

              Comparer par exemple les coûts de fonctionnement Sacem et PRS (Angleterre) en omettant de dire que les anglais répartissent à 50% au sondage alors que la Sacem est à 83% au programme identifié, c’est malhonnête.

              J’ai rencontré Madame Inchauspé à propos du dossier Ravel, en présence d’un expert judiciaire auprès de la Cour de Cassation.

              Elle a reconnu l’exactitude de tout ce que je lui montrai, mais n’a jamais écrit une ligne dessus.

              Ceci ne veut pas dire que tout est parfait à la Sacem, mais on peut faire dire aus chiffres ce que l’on veut si l’on a décidé de tout lire "à charge".

              Enfin un amical salut au charmant personnage qui sur ce Forum a décidé que j’étais de droite, en lui rappellant que je me bas depuis des années pour la musique classique accessible, qu’à l’Orchestre Colonne que je dirige j’ai imposé toutes les places à 10 euros, que j’enregistre pour Naxos, les disques classiques les moins chers (ce qui sous entend que le chef d’orchestre et les solistes ne sont pas payés).

              Rien n’est plus stupide que ces déductions idiotes, fausses en l’occurence et surtout inquiétantes quand au niveau de tolérance de ceux qui les diffusent.

              Cordialement.



              http://

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                Musique en ligne : quelle répartition ?
                Le mercredi 15/02 - 23:31
                par tubefreak

                Je crois que cette réponse est claire, je ne pourrais pas dire mieux que le principal interessé ! :)

                J’ajoute en exemple mon cas personnel : je suis compositeur et ma relation avec mon éditeur est une vraie collaboration saine et "normale", et oui ça existe !

                Il faut arrêter surtout de mettre tout le monde dans la même sac. Les forums et blogs sur Internet sont un lieu d’échange formidable mais regorgent d’amalgames et de contre-vérités, et de propos intolérants justement par méconnaissance.

                La Sacem a certainement un effort de pédagogie à faire auprès du grand public, car cette mauvaise image caricaturale perdure.

                Bien sûr la Sacem n’est pas parfaite mais depuis toujours elle défend dans ses principes une idée qui est une marque de progrès intellectuel et humain : l’idée selon laquelle une oeuvre de l’esprit n’est pas une marchandise. Et ce n’est pas parce que nous vivons à l’ère du numérique que nous devons renoncer à la propriété intellectuelle.



                http://

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                  Musique en ligne : quelle répartition ?
                  Le jeudi 16/02 - 11:09
                  par Petitgirard

                  Je suis comme vous convaincu qu’il faut encore améliorer la Sacem car on peut et on doit toujours faire mieux, c’est pour cela que j’ai décidé de le faire de l’intérieur.

                  Mais parfois, je reste perplexe. Quand j’entends en permanence parler d’opacité et que je contaste que très peu de sociétaires téléchargent l’intégralité des règles de répartition, disponible sur le site, je me dis qu’on ne peut pas en plus les appeler un par un pour leurs dire de le faire. Ce sont les mêmes ensuite qui raconteront n’importe quoi.

                  Enfin, Monsieur Passant, lorsque je parle de jungle sur internet, ne me prêtez pas de fausses intentions.

                  Ce que je veux dire c’est que la promotion sur Internet va nécessiter au moins autant sinon plus de moyens que dans le monde physique. Si vous connaissez les coordonnées de ce que vous cherchez, non de l’artiste ou de l’œuvre, cela marche tout seul, mais se faire connaitre pour un nouveau venu va nécessiter une promotion non seulement sur Internet, mais dans la presse et les médias traditionnels. Il y a à la fois une vraie liberté et une illusion de liberté. La meilleure preuve en est que ce qui est massivement téléchargé sur P2P, c’est avant tout la production la plus commerciale et la plus médiatisée.

                  Jungle n’avait donc rien de méprisant, mais définissait la masse insensée d’informations sur le net, au milieu de laquelle il est bien difficile de se faire remarquer.



                  http://

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                    Musique en ligne : quelle répartition ?
                    Le jeudi 16/02 - 12:39
                    par jz

                    se faire connaitre pour un nouveau venu va nécessiter une promotion non seulement sur Internet, mais dans la presse et les médias traditionnels.

                    Mais d’où sortez-vous cela ? Avez-vous entendu parler du marketing viral, executé par le public lui-même qui est, grâce à Internet à la fois recepteur et émetteur d’information ? Avez-vous vu de la pub dans les média traditionnels pour Google ? pour Skype ? pour Napster ? pour Wikipedia ? pour Bittorrent ?

                    Dans un monde numérique ou la publication d’information ne coûte quasiment rien, comme la copie d’oeuvres, c’est en offrant quelque chose à son public que l’on obtient sa sympathie, et donc sa participation à un effort de promotion. Pas en le traitant comme un ennemi ou un délinquant.

                    ce qui est massivement téléchargé sur P2P, c’est avant tout la production la plus commerciale et la plus médiatisée.

                    Je ne peux pas non plus laisser dire cela.

                    c’est en tout cas faux et archifaux sur un échantillon non-représentatif de dizaines de téléchargeurs que je fréquente. Sur les 15-20 ans c’est peut-être le cas mais le goût se forme avec l’âge et nous avons en face de nous le plus formidable outil de formation de goût musical qui ait existé sur terre.

                    1/ Ou avez-vous eu de tels chiffres ? (si ils proviennent du SNEP, permettez-moi de les récuser vu qu’ils sont apparemment autant au fait de la réalité du réseau que des mouettes sont à l’aise à l’utilisation d’une machine à coudre.)

                    2/ le nombre de titres est _infiniment_ plus vaste que dans la production commerciale, ce qui ammène forcément un déplacement de l’interêt, un jour, vers le reste des oeuvres que le "flop 50". (la formation du goût musical évoquée plus haut)

                    3/ quand bien même les oeuvres représentant 90% des ventes physiques représenteraient 90, ou 85 ou 80% des oeuvres téléchargées, cela serait déja un progrès considérable, et c’est évidemment dans les 10 ou 15 ou 20% restant qu’il faudrait chercher la vraie diversité, et les comportements qui seront à l’origine de la création de demain, comme une voie de sortie de la culture-barrage préformatée.

                    C’est justement en encourageant ces comportements "à la marge" de la consommation dictée que l’on pourrait dynamiser la diversité culturelle (et par-là le spectacle vivant auquel vous devez être au moins autant attaché que je le suis... et qui semble exploser ces dernières années.)

                    Internet et les technologies numériques permettant la reproduction à coût quasi-nul des oeuvres, est un formidable vecteur de diversité culturelle.

                    Je peux comprendre toutefois qu’il fasse peur et qu’il demeure incompris. Mais il faut garder à l’esprit que :

                    1/ tenter de nier le phénomène revient à tenter de refuser l’electricité lorsque l’on s’éclaire encore à la bougie.

                    2/ aucune preuve sérieuse d’un préjudice apporté aux petits artistes n’a été apportée. Il commence à y avoir des exemples inverses (Artic Monkeys, Spoon, Lorie, Janis Ian, Bertignac) d’artistes gagnant en notoriété (donc en revenus) grâce au don de leurs oeuvres par Internet.

                    3/ Une fois démontré le supposé préjudice, il convient de tenter de proposer une solution pour le résoudre. La répression qui est jusqu’à présent (à part la license maf.. heuu globale) la seule solution envisagée. Elle est la plus absurde, la plus contreproductive qui soit, et risque, elle, de se retrouver la cause de problèmes réels pour l’industrie du disque (voir l’affaire du rootkit XCP qui a causé une vraie baisse des ventes chez SonyBMG), tout en allant à l’encontre du souhait des artistes.

                    (Je parle bien évidemment ici de ceux qui souhaitent propager leur art, être au contact de leur public, et être aimés de leur public, pas des vendeurs de lessive)



                    http://

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                      Musique en ligne : quelle répartition ?
                      Le jeudi 16/02 - 13:47
                      par Petitgirard

                      Le paradoxe est que l’internaute qui participe à ces forums n’est pas forcément représentatif. Il est souvent curieux et utilise internet pour chercher plein de raretés.

                      Je maintiens que la grande masse des téléchargements correspond au Top 50 ou équivalents.

                      Ceci n’empêche pas qu’il faudra trouver des solutions. Je ne nie pas le bouche à oreille, très efficace sur le net, mais la problématique de la promotion n’en est pas résolue pour autant.



                      http://

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                        Musique en ligne : quelle répartition ?
                        Le jeudi 16/02 - 16:57
                        par jz

                        Le paradoxe est que l’internaute qui participe à ces forums n’est pas forcément représentatif. Il est souvent curieux et utilise internet pour chercher plein de raretés.

                        Il y a tout lieu de croire que la curiosité peut venir avec le temps, surtout lorsque l’on est perdu au milieu de la Bibliothèque d’Alexandrie... On a vite fait le tour du top50, et encore une fois, le bouche à oreille, surtout lorsqu’il provient d’amis, a plus de poids que tout le marketing du monde. J’ai constaté de mes propres yeux l’éveil de nombreux internautes qui sont passé de "la bouille préformatée" à de très nombreux genres musicaux exotiques, au contact de cette formidable mémoire collective de la musique humaine que représentent les réseaux p2p.

                        Je maintiens que la grande masse des téléchargements correspond au Top 50 ou équivalents.

                        Je suis d’accord sur le terme "la grande masse", et je persiste à dire que cette masse est inférieure à ce qu’elle représente dans le volume des ventes de CD, donc que ce qui est en dehors de cette masse est plus interessant pour la culture et la société dans son ensemble, et que c’est cela que nous nous devons de préserver.

                        (petite parenthèse, le dernier "tube" de Madonna a été le morceau le plus téléchargé sur p2p ET le plus acheté en CD, ce qui prouve que les deux ne sont pas incompatibles, bien au contraire !)

                        Je ne serais pas choqué par une position de la part des industriels qui serait de dire

                        - nous poursuivrons ceux qui mettront à disposition nos "tubes", le "top 100" (ou même 200 ou 300 ou 500 !), bref ce qui est en cours d’exploitation commerciale à très court terme.

                        - nous fermons les yeux sur tout le reste.

                        ou bien encore (ce qui revient presque au même) :

                        - tout ce qui n’est pas disponibles sur nos formidables plateformes de vente de musique commerciale infectée par DRM est libre d’être téléchargé ailleurs...

                        peut-être qu’ils se sentiraient ainsi forcés d’ouvrir leur fond de catalogue de plus investir dans la diversité ?

                        Bref ceci n’est qu’une idée en l’air pour le jour où ils réaliseront qu’ils ont complètement fait fausse route en se mettant leurs clients (et le public de leurs artistes) à dos...

                        Ce jour-là nous aurons, j’en suis convaincu, de très nombreux exemples supplémentaires d’artiste entièrement auto-produits et auto-promus par Internet qui arriveront ainsi à vivre de leur art. Personne ne sera "mort", et la diversité et le spectacle vivant s’en porteront d’autant mieux. Mais peut-être que ça n’est pas ce que souhaitent les industriels du disque, après tout ?



                        http://

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                          Musique en ligne : quelle répartition ?
                          Le lundi 27/02 - 18:46
                          par Randy
                          Bravo jz pour cet article et ce débat bien interessant ! De toute évidence l’intérêt des auteurs n’est plus seulement financier et ce bien qu’ils méritent une "rémunération équitable". Or en dehors d’un shéma financier, la SACEM et les Majors ne peuvent comprendre ni même intervenir. Trop d’années peut-être à dire que la musique en ligne était "ingérable" sous 99 cents par titre... Seul hic, de nouvelles solutions qui leur parraitrons plus "ingérables" les unes que les autres ont déjà été développées, fonctionnent et se démocratisent malgré l’absence de soutien. Le modèle d’avenir du web est clairement non commercial, c’est à ce niveau que la SACEM a trahit son rôle de soutien artistique et culturel depuis 10 ans.

                          http://www.rem-i.org

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                            Musique en ligne : quelle répartition ?
                            Le mercredi 29/03 - 18:23
                            par Balo, boulet

                            Juste pour jeter des pierres à la SACEM et à Monsieur Petitgérard... Les pourcentages, c’est bien, mais des fois ça cache d’autres réalités... Je suis pas très fort pour lire des lignes de comptes mais dans le rapport de la commission de contrôle des sociétés de perception, quand on cherche dans les annexes les charges de chaque société, on peut lire en charges brutes, à la ligne sacem : 162... (roulements de tambours) 162 MILLIONS d’€uros ! Plus d’un milliard de nos vieux francs... et c’est vrai 145 Millions en charge nette... En gros donc 440 millions sont redistribués... Y sont combien à la SACEM pour goinfrer autant ? ou alors ils font des stages de formations aux maldives ? À moins qu’ils n’offrent des places aux concerts de l’orchestre Colonne...

                            Pour ceux qui aiment les rapports administratifs :

                            je suis allé directement aux annexes, je ne me suis pas tout lu... dites moi si j’ai manqué des choses fondamentales



                            http://

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    SACEM : répartition selon quelles mesures ?
    Le jeudi 30/03 - 17:33
    par Jack Minier

    J’abonde dans le sens de Laurent Petitgirard. Comme il le dit lui-même :"La sacem, est le reflet de la diffusion et c’est là que se trouve le vrai matraquage et les vraies inégalités. "

    Il faut comprendre que la Sacem n’est responsable que de la répartition, répartition qui est effectuée en fonction des mesures d’audience. Elle n’est pas responsable des résultats de ces mesures puisque, les dés étant pipés en amont si j’ose dire, les majors contrôlent la plupart des organes de DIFFUSION sur les médias (radios, TVs, etc., au travers de trusts ou de leur société mère comme VIVENDI pour Universal) et "font la pluie et le beau temps" sur la programmation et les passages de tels ou tels artistes de leur cheptel. (Certains se sont même vus "interdits d’antenne" par leur propre maison de production.)

    Sur la plupart des médias ... SAUF SUR INTERNET !

    Les seules "mesures d’audience" sur le Net concernaient jusque là les volumes des flux remontants, mesurés par nos FAIs pour mieux nous en facturer le débit. Autrement, les compteurs individuels peuvent indiquer quelles pages sont vues combien de fois mais jamais ça n’a concerné la valeur ni même l’identification des "contenus" échangés.

    CQFD !



    http://www.diamedit.net

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