La RIAA va-t-elle "lobbyer" en faveur d’une invasion armée du Canada ?
Une étude de plus sur l’échange de fichiers sur Internet, commissionnée par le gouvernement canadien, qui démontre que les utilisateurs de logiciels peer-to-peer achètent plus de musique que ceux qui n’échangent pas.
Vivement une étude démontrant l’impact sur les ventes de disques du boycott des majors par les internautes !
YAAAARR !!
[1] cela correspond d’ailleurs à la réalité artistique dans laquelle on crée sans savoir si on aura 1 personne ou 1.000.000 pour nous écouter. on crée parce qu’on ressent le besoin de le faire point.
La nouvelle sonne comme une réaction directe à la promulgation du ridicule texte Français sur le droit d’auteur (DADVSI) par lequel les industriels de la culture espèrent imposer leurs modèles économiques obsolètes.
Le Parti Pirate suédois, organisation quelque peu extremiste créée suite à la saisie abusive, sous la pression de la MPAA et du gouvernement américain, des ordinateurs de The Pirate Bay (et de ceux de 200 sociétés qui étaient hébergés dans le même local !), vient de lancer un service commercial qui risque de faire parler de lui.
Baptisé Relakks, ce réseau payant (temporairement inaccessible, victime du succès de son annonce !) est un "Darknet", un réseau permettant de surfer ou d’utiliser le peer-to-peer de façon complètement anonymisée, permettant à ses souscripteurs d’échanger ce que bon leur semble, sans crainte d’être surveillés ou embêtés.
Il était inévitable que de tels services deviennent accesibles au grand public. Il s’agit en somme d’une adaptation naturelle du réseau à la politique rétrograde et répressive des industriels... Le seul problème est qu’il sera désormais impossible d’obtenir des données statistiques sur qui écoute/regarde quoi, qui veut écouter/regarder quoi...
Dommage pour les industriels qui ont raté ici une formidable occasion de se doter avec le p2p d’outils marketing surpuissants... Yay !
Sous l’intitulé "La guerre des DVD contre les consommateurs", BusinessWeek analyse de façon pertinente les futurs DRM que les industriels s’apprêtent à intégrer dans les successeurs du format DVD : Blu-Ray et HD-DVD.
Des scenarii tous plus orwelliens les uns que les autres sont évoqués, dans lesquels par exemple un fabriquant se réserve la possibilité de désactiver à distance des appareils dont le système de DRM aurait été "cracké" ("Maman ? pourquoi le lecteur de DVD ne marche plus ?").
De biens beaux exemples de l’absurdité pour les industriels de tenter de pallier un manque flagrant d’innovation par un techno-protectionnisme coûteux et nuisible pour tout le monde. Pour imposer cela aux consommateurs, il fallait au moins un traité OMPI/DMCA/EUCD/DADVSI !
Qui a dit "Boycott !" ?
L’industrie du disque coréenne, représentée par la KMPA (équivalent coréen de la RIAA) vient de signer un accord avec un réseau de peer-to-peer, afin de le transformer en un service payant.
Il est amusant de noter qu’un morceau de musique "normal" coutera 0.72$ (700 KRW), alors qu’un morceau infecté par un DRM coutera 0.51$ (500KRW).
Il s’agit donc de la preuve, fournie par les industriels de la musique eux-mêmes, de la valeur inférieure d’un morceau contraint par ces technologies de restriction de l’usage privé !
Les limitations qu’elles font peser sur les utilisateurs transforment les morceaux en des produits inférieurs... dans le meilleur des cas ! En effet, ils peuvent aussi les transformer en produits dangereux en termes de sécurité informatique, de respect de la vie privée, ou induire des distorsions de concurrence bloquant l’innovation...
Vivement que le marché balaye ces aberrations techniques et économiques !
Après la débâcle de Sony-BMG et des révélations sur son logiciel-espion XCP qui avait fait baisser les ventes de ses disques, c’est au tour d’EMI de distribuer au Brésil des CD dont le comportement, une fois insérés dans un ordinateur, laisse rêveur :
Un contrat apparait, dans une interface en Flash (impossible de faire de copier/coller du texte) particulièrement illisible, et mal traduit de l’anglais vers le portugais. Il est indiqué que le texte du contrat est disponible en ligne sur le site d’EMI, ce qui est faux.
Le contrat explique qu’il faut installer un logiciel "pour pouvoir lire le CD" et que des logiciels pourraient restés installés même après une désinstallation (sic).
si l’utilisateur refuse les conditions du contrat et clique sur "Je refuse", le logiciel s’installe quand même... (re-sic)
Célebrons l’arrivée de ce nouveau DRM espion (qui a lui, au moins la politesse de prévenir avant de s’incruster sur les ordinateurs ! ) Gageons de toute façon que si les consommateurs réagissent et que les ventes de disques d’EMI baissent, la faute sera rejetée sur le "piratage" !
Jon Lech Johansen est connu sous le sobriquet de "DVD Jon" depuis qu’il a, à l’âge de 16 ans, cassé CSS, le mécanisme de brouillage du contenu des DVD (Il avait à l’époque réalisé DeCSS afin de pouvoir lire un DVD qu’il avait acheté sous son système GNU/Linux) Le procès que lui a intenté l’industrie du cinéma (il a finalement été acquitté) semble lui avoir donné, en plus d’un solide bagage juridique, une conscience politique et une dent contre les industriels du contenu.
Il vient en effet de déposer le nom de domaine deaacs.com, montrant sa nette volonté de s’attaquer à AACS, le mécanisme de contrôle de l’usage des futurs media en
Il s’explique sur son site : "Quiconque a lu les termes de la licence du CSS sait que l’objectif principal est le contrôle du marché des lecteurs [et non d’empêcher le piratage]. N’adorez-vous pas quand votre lecteur de DVD vous dit "cette opération est interdite" lorsque vous tentez de passer l’intro [et les pubs] ? .../... vivement que des produits protégés par AACS sortent !"
Un site permet d’enregistrer les promesses d’internautes qui s’engagent à ne jamais acheter de CD avec un DRM si 500 personnes dans le monde font la même promesse.
Lancé le 6 janvier, l’objectif des 500 a déjà été atteint, mais rien n’empêche de continuer à signer...
Les avocats de la Recording Industry Association of America (RIAA) ne reculent devant rien dans leur lutte du bien contre le "piratage". Une jeune fille de 15 ans vient de témoigner s’être fait intimider et extorquer de faux témoignages "pour leur faire gagner leur affaire" par les avocats de la puissante association représentant les interêts de l’industrie du disque aux USA.
On comprend mieux comment les milliers d’actions intentées par la RIAA contre des internautes ayant échangé sur les réseaux p2p se sont soldées par des arrangements financiers avant même qu’il y ait procès !
Une (longue !) liste de CD entravés par des dispositifs de contrôle de l’usage privé (DRM).
Valable pour l’Angleterre, mais il y a sûrement de nombreux points communs avec le marché Français.

En vingt ans, la puissance et les capacités de stockage des appareils numériques ont été multipliées par plusieurs millions [2]. Dans le même intervalle de temps, la capacité nominale d’une unité de stockage de musique produite industriellement (un CD musical, pour appeler un chat "un chat") n’a pas évolué (74 à 80 minutes) et son prix n’a quasiment pas diminué (environ 15 Euros en moyenne, pour 100-120 Francs à la fin des années 80).
Force est de constater que le formidable doublement [3] des bénéfices de l’industrie du disque enregistré entre les années 80 et 90 ne pouvait durer éternellement. Le CD étant arrivé au bout de son cycle de vie à mesure que le progrès technologique a creusé l’écart entre l’offre et les nouvelles habitudes de consommation de musique et du fait que la plupart des collections ont été converties du vinyl au CD. Comme à chaque évolution qu’a connue l’industrie musicale, il était inéluctable que les ventes se tassent. Elles se sont d’ailleurs déportées vers d’autres dépenses : téléphonie mobile, consoles, DVD, etc.
D’un autre côté, le réseau Internet est par nature constitué d’ordinateurs dont l’évolution très rapide suit le cours de la technologie. Les outils permettant de distribuer des œuvres par le réseau ont donc tout naturellement évolué à leur rythme au cours de ces dernières années.
Les réseaux p2p présentent aujourd’hui la possibilité d’accéder en quelques minutes à l’écoute de dizaines de millions d’œuvres musicales de toutes les époques, en provenance de tous les formats (CD, vinyls, émissions de radio, vieilles et précieuses mixtapes, voire même quelques antiques cylindres de cire !), et de tous les genres musicaux que l’humanité a inventé [4].

Lorsque les industriels de la production de disques ont compris l’ampleur de ce phénomène [5], leur première réaction compréhensible a été la peur panique, probablement similaire à celle qu’ils avaient éprouvée lors de l’avènement du piano mécanique, de la musique à la radio, de la cassette audio, etc. [6].
Cela fait désormais 8 ans que Napster [7] est né, 6 ans qu’il est devenu un phénomène de société et qu’après sa mort les réseaux p2p n’ont cessé d’attirer à eux la plupart des internautes mélomanes de la planète. Alors qu’aujourd’hui les ventes de baladeurs et de téléphones mp3 explosent [8] alors que le pouvoir d’achat des Français n’a lui pas augmenté [9], les industriels semblent désormais prêts à modifier la nature même de ces technologies pour prolonger leur modèle économique obsolète ; un peu comme si les marchands de chevaux avaient forcé l’attelage de deux bêtes à l’avant des voitures après l’invention du moteur à explosion.
Les biens numériques sont, par opposition aux biens physiques, caractérisés par leur non-rivalité (la consommation du bien par un individu n’empêche pas sa consommation par un autre, [10]), et leur non-exclusion (personne ne peut être exclu de la consommation de ce bien). Ils se rapprochent par cela de la définition du Ministère des Affaires Etrangères des "biens communs" ou "biens publics".
Pour continuer à vendre des exemplaires d’œuvres à l’unité, la seule solution est pour les industriels de rétablir la rivalité et l’exclusivité des copies qu’ils comptent vendre. Pour cela la solution envisagée est l’intégration de dispositifs de contrôle de l’usage (communément appelés "DRM" [11]), barrières techniques empêchant toute utilisation non autorisée d’un fichier donc d’une œuvre. Ainsi, puisqu’il est impossible de prêter un exemplaire à son voisin, celui-ci devra théoriquement acheter le sien. Une œuvre captive de ces mesures techniques devient à nouveau rivale et exclusive, donc rare.

Seulement voilà. La mise en place de ces mesures de contrôle de l’usage implique nécessairement qu’un programme d’ordinateur décide de ce que l’utilisateur a le droit de faire avec une œuvre, et tout le reste lui est interdit. Ainsi l’utilisateur d’un système numérique est présumé coupable de contrefaçon à chaque fois qu’il tentera de réaliser un acte, même légitime, qui n’aurait pas été explicitement autorisé à priori par le système : La technique se substitue donc ici à la décision à posteriori d’un juge, ce qui entraîne notamment :
des entraves à la liberté d’utilisation des œuvres : Dans un environnement numérique, chaque lecture revient à faire une copie en mémoire [12]. Pour contrôler la copie il devient donc indispensable de contrôler également la lecture, ce qui revient à ajouter au droit d’auteur un nouveau monopole exclusif : celui du "droit d’usage" des œuvres. Ainsi, l’auteur ou son producteur peut décider de qui aura le droit de lire une œuvre, et dans quelles conditions (comme si une certaine marque de lunettes était imposée pour lire certains livres), et donc de faire payer chaque lecture (comme s’il fallait payer à chaque ouverture d’un livre).
Qui aura dans ces conditions accès à la culture ? Que deviendra cette culture "enfermée" ?
des intrusions dans la sphère privée des consommateurs [13] : Pour autoriser les lectures il faut nécessairement savoir qui cherche à lire quelle œuvres. Ces autorisations peuvent être accordées ou révoquées à distance, au travers d’Internet.
Où seront stockées ces demandes d’autorisations, le nom des œuvres, et les données personnelles qui y seront potentiellement associées ?
des risques pour la sécurité des réseaux d’ordinateurs : L’introduction à l’intérieur de chaque système de logiciels destinés à retirer à leur utilisateur le contrôle d’œuvres légalement acquises peut avoir pour effet secondaire d’introduire de graves failles de sécurité.
Qui gèrera ces risques, notamment dans les entreprises et les administrations ? Quelles sont les implications en termes de souveraineté et de sécurité nationale de la généralisation de tels logiciels espions autorisant ou interdisant à distance la lecture de documents ?
un surcoût à l’achat des œuvres, car il devient nécessaire de payer un intermédiaire supplémentaire : le fournisseur des logiciels de contrôle d’usage. Est-ce que les producteurs accepteront de rogner sur leur marges, ou est-ce que ce sont les artistes et le public qui paieront ces entreprises déjà extrêmement concentrées, les aidant ainsi à renforcer leurs positions dominantes et les abus qui en découlent (ventes liées de matériel, de logiciel et d’œuvres, entraves à la libre concurrence, etc.) ?

Les réactions du public et de certaines administrations aux derniers exemples de tels dispositifs mis en place sur des CD (les logiciels espions de Sony-BMG : XCP et Mediamax, ceux de Virgin, etc. ayant pour but d’empêcher les copies numériques des CD) semblent indiquer qu’ils ne sont pas à leur goût. Il semble désormais acquis que la révélation de l’existence de leur logiciel DRM espion "XCP" et le tollé qu’elle a suscité auront finalement causé une baisse des ventes de Sony-BMG.
Alors que de nombreux modèles économiques sont possibles, basés non plus sur la rareté des copies d’œuvres, mais sur la vente d’accès à des réseaux de mise à disposition, et la vente de services à haute valeur ajoutée : indexation, conseils, guides et programmations personnalisées, etc., les industriels du disque semblent persuadés que la seule solution pour eux consiste en une addition de ces trois composantes suivantes :
faire perdurer artificiellement la rareté des copies d’oeuvres (initialement dûe à leur support physique et à leur coût de production) dans un environnement numérique où les œuvres sont dissociées de tout support, non-rivales et non-exclusives.
intenter des actions en justice pour intimider les internautes et les décourager d’utiliser les outils technologiques de leur temps, tout en influant sur les gouvernements pour qu’ils instaurent des mesures répressives, comme la fameuse "riposte gradueée" [14] chère notamment à Vivendi-Universal et Renaud Donnedieu de Vabres. Ces intimidations ont pour but de forcer les internautes à fréquenter les hypermarchés en ligne de vente de musique enfermée dans des dispositifs de contrôle d’usage [15].
persuader le monde entier, à l’aide d’actions de lobbying et de manipulation de "stars" internationales comme Michel Sardou du bien fondé de leurs actions, par des justifications morales mensongères dignes des pires propagandes totalitaires ou McCarthystes : "télécharger c’est comme voler", "échanger de la musique c’est mal.", "télécharger nuit aux artistes" .

Ces solutions, qui sont en totale contradiction avec les usages socio-culturels et les outils technologiques de notre temps, seront-elles une cause de plus à la crise structurelle que traverse l’industrie du disque ? Ne nous inquiétons surtout pas ! L’industrie se trouve incapable de s’adapter, et il lui suffit d’attribuer cela au "piratage", au mépris des données statistiques, économiques et sociologiques, ce qui justifie d’aller encore plus loin dans cette logique de guerre qu’elle semble décidée à mener contre son public.
Après tout si les hypermarchés en ligne de vente de musique "DRMisée" étaient si efficaces, y aurait-il besoin de forcer les utilisateurs à aller vers eux à l’aide d’une législation répressive ? Le seul marketing, dont l’industrie se sert au moins autant que du talent artistique, ne devrait-il pas largement suffire ?
Cette utopie du tout-DRM et son absurde protection juridique semblent révélateurs des dommages économiques et socio-culturels que l’industrie du disque est prête à infliger à la société dans le seul but de prolonger son modèle économique obsolète.
[1] 30 à 45% des internautes fréquentent les réseaux p2p selon le Credoc
[2] Petit calcul idiot : En 1986 une disquette d’une capacité de 800 Kilo-Octets (ko) soit 8/10 d’un Mo Mega-octet (Mo), donc 8/10.000ème de Giga-octet (Go), coûtait en magasin environ 10 Francs (à vérifier). En prenant pour référence 1€ = 4.52 Francs de l’époque (source : http://inflation.free.fr ), 1Go de l’époque coûtait 3456€ . Aujourd’hui un disque dur d’une capacité de 250 Giga-octets (soit d’une capacité 300.000 fois plus importante) coûte 100€, soit 0.4€/Go. Le prix du stockage des données numériques aurait donc été en vingt ans divisé par plus de huit-mille (3456/0.4 = 8640).
[3] voir "Music Sales in the Age of File Sharing" E.Boorstin - 2004 p.20
[4] Plusieurs milliers de titres de miami bass, funk electronique du début des années 80, ancêtre du hiphop et d’une bonne partie des musiques électroniques, sont aujourd’hui disponibles sur certains réseaux, au milieu des musiques ethniques et traditionnelles des cinq continents...
[5] ces réseaux n’étaient pas exclusivement peuplés d’une bande de dangereux "pirates" bandeau sur l’œil et épée au poing, mais bel et bien d’une vaste majorité de musicophiles familiers du réseau Internet
[6] voir à ce sujet l’excellente étude de Marc Bourreau (Economiste, maitre de conférence à l’ENST, Département EGSH / Department of Economics et CREST-LEI.) et Benjamin Labarthe-Piol, "Le peer to peer et la crise de l’industrie du disque : une perspective historique"
[7] Le tout premier logiciel de "peer to peer" inventé par l’américain Shawn Fenning
[8] 500% pour l’année 2004, 166% pour 2005 pour les baladeurs, 3217% en 2004 et 1449% en 2005 pour les téléphones mp3 selon l’étude de l’Observatoire des Usages Numériques : Les Marchés numériques de la musique - 2005 p.10]
[9] Voir d’excellents chiffres à ce sujet
[10] lorsque j’obtiens une copie d’un document de quelqu’un, je ne le prive pas de son document original, ce qui fait taire définitivement le mensonge : "lorsque l’on télécharge c’est comme si on volait dans un magasin !"
[11] "Digital Rights Management" ou "mesures techniques de protection" dans la novlangue du disque
[12] copie dans la mémoire vive de l’ordinateur, de sa carte video, ou de sa carte son ; ou dans la "mémoire de travail" de tout appareil
[13] ...puisque pour l’Industrie et le Ministre de la Culture, "le public" s’appelle "les consommateurs"...
[14] que F.Bayrou a qualifié au cours des débats parlementaires entourant le projet de loi DADVSI de "police privée de l’Internet"
[15] "les plateformes légales" comme les appellent les industriels du disque par opposition aux "téléchargements illégaux" (sic)
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